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Diane Lemire, Such a Long Journey...

Born in Val d’Or in northern Quebec, the seventh of ten children, Diane grew up in Timmins where her father was a miner and her mother a resourceful woman who could turn her hand to anything. In their small house one room was always kept for crafts where materials spilled forth to create carpets, blankets, clothes. On Sundays her father would take the family to see the bears at the dump where Diane would find treasures to spark her creative imagination. Every Christmas she would make special cards for family and friends, each one unique – a three-week tradition that she continues to this day.

By 1978, in search of a wider world, she was on the road to Ottawa for what would prove a decade of travel and adventure. Cycling through Europe, living on a kibbutz in Israel, working for two years with Katimivik, and two more with Outward Bound, out-tripping during the summers, ski patrolling through the winters, she became an iron woman, soon competing in triathalons. “For years I never had a place to live. I carried everything I owned in a backpack on my bike.”

Diane loved to learn but from childhood, reading and writing had never come easily. “I never gave up. I got a college degree in social work when I was young but I wanted more. I worked in admissions at Ottawa U for years but I wanted to be an artist. Finally in 1999 I achieved my Fine Arts degree and then my Education degree. I met wonderful people along the way who helped me to realize my dream. I always knew there was an archive inside me that one day I would tap.”

That day has finally come. From her clifftop eerie, looking straight down the Gatineau River with a heart-stopping view of the hills, Diane now creates full-time. In one of those mysterious conjunctions of art and life, her work has found its ideal expression. Her paintings and sculptures mirror the polar aspects of her journey: strength and vulnerability. She etches on slate the images that formed her – a small cottage clings to the shore, a line of clothes flaps in the wind, the sky is awash with northern light. Her sculptures wed cement and lace – an armoured exterior protects the delicate fabric of an interior story.

“Life is a process. Art is a process. All the years that I trained now enable me to do these sculptures. Art carries my language. It is a place where I can talk about myself through material, not words. It gives me a reading on who I am.

“This is where I belong. It’s all come together – all those memories, that intense emotion, all those years in the bush, the loneliness and the uncertainty. Now I can create beauty out of what was so hard. Through art I cherish my life.”

Catherine Joyce, Artists of the Gatineau Hills

Née à Val d’Or, au nord du Québec, septième d’une famille de dix enfants, Diane grandit à Timmins. Son père est mineur; sa mère, une personne pleine de ressources qui sait s’adapter à toutes les situations. Dans la petite maison familiale, il y a toujours une pièce réservée aux travaux manuels, remplie de matériaux servant à la fabrication de tapis, de couvertures, de vêtements. Le dimanche, M. Lemire emmène sa famille voir les ours à la décharge à ciel ouvert, où Diane trouve des trésors qui alimentent son imagination. Tous les ans, Diane fabrique des cartes de Noël pour sa famille et ses amis, chacune étant unique. C’est une tradition de trois semaines qu’elle observe encore aujourd’hui.

En 1978, afin d’élargir ses horizons, Diane prend la direction d’Ottawa pour amorcer ce qui s’avérera une décennie de voyages et d’aventures. Elle traverse l’Europe à vélo, vit dans un kibboutz, travaille pendant deux ans pour Katimavik et, pendant deux autres années, pour Outward Bound, et fait des excursions en été et de la patrouille sur les sentiers de ski de fond en hiver. Devenue une véritable femme de fer, elle ne tarde pas à s’adonner à la pratique du triathlon. « Pendant des années, je n’ai pas eu de chez-moi. Je transportais tous mes biens dans un sac à dos, sur mon vélo. »

Bien que Diane ait toujours adoré apprendre, la lecture et l’écriture ne lui viennent pas facilement. « Je n’ai jamais baissé les bras. J’ai obtenu un diplôme collégial en travail social. Pendant des années, j’ai travaillé au service des admissions de l’Université d’Ottawa, mais je voulais être artiste. Enfin, j’ai obtenu un baccalauréat en arts visuels en 1999, puis un baccalauréat en enseignement. J’ai connu des gens merveilleux qui m’ont aidée à réaliser mon rêve. J’ai toujours su que je possédais en moi de précieuses ressources qui me serviraient un jour. »

Ce jour est enfin arrivé. Du haut de la falaise où elle habite, qui procure une vue imprenable sur la rivière Gatineau et les collines environnantes, Diane crée à plein temps. Grâce à l’une de ces mystérieuses combinaisons entre l’art et la vie, elle a su trouver sa forme idéale d’expression. Ses peintures et ses sculptures reflètent les pôles opposés de son parcours : la force et la vulnérabilité. Diane grave dans l’ardoise des images de ses expériences : un petit chalet accroché à un rivage; une corde à linge sur laquelle des vêtements battent au vent; un ciel parcouru d’aurores boréales. Ses sculptures marient le ciment à la dentelle : une enveloppe solide protège le délicat tissu d’une histoire intérieure.

« La vie est un cheminement. L’art est un cheminement. Toutes ces années de formation me permettent maintenant de faire ces sculptures. L’art est mon langage. Il parle pour moi, par la matière. Il dit qui je suis. »

« J’ai trouvé ma place. Mes souvenirs, mes intenses émotions, mes années d’excursions en forêt, de solitude et d’incertitude – tout converge. Je peux maintenant extraire la beauté de ces expériences difficiles. Par l’art, je chéris ma vie. »

Traduction d’un texte de Catherine Joyce, artiste des collines de la Gatineau, 2007

Wearable Art

My interest in natural fibers started 3 years ago. I became intrigued with the beauty and versatility of wool, and set about learning how to felt. Working with this earthy fiber is a constant reminder to me of our connection with the natural world.

Creating felt is a very physical and tactile process which demands my energy and imagination. I get a lot of enjoyment from using the same basic material to make widely different projects. Whether sturdy and warm, or light and airy, felt is a joy to work with and a joy to wear.

Please treat it with love.

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Œuvres d’art à porter

J’ai commencé à m’intéresser aux fibres naturelles il y a cinq ans. Fascinée par la beauté et la polyvalence de la laine, j’ai alors décidé d’apprendre à faire du feutre, matériau qui me rappelle constamment notre lien avec la nature.

La fabrication du feutre est une activité tactile qui me demande beaucoup d’énergie et qui fait appel à mon imagination. Je tire un grand plaisir de l’utilisation du matériau rudimentaire qu’est le feutre pour créer des œuvres très variées. Qu’il soit léger et aéré ou robuste et chaud, le feutre est à la fois agréable à porter et à travailler.

Œuvres d’art à porter

J’ai commencé à m’intéresser aux fibres naturelles il y a cinq ans. Fascinée par la beauté et la polyvalence de la laine, j’ai alors décidé d’apprendre à faire du feutre, matériau qui me rappelle constamment notre lien avec la nature.

La fabrication du feutre est une activité tactile qui me demande beaucoup d’énergie et qui fait appel à mon imagination. Je tire un grand plaisir de l’utilisation du matériau rudimentaire qu’est le feutre pour créer des œuvres très variées. Qu’il soit léger et aéré ou robuste et chaud, le feutre est à la fois agréable à porter et à travailler.

Diane Lemire

Artiste

The New Art Festival (June 6 & 7, 2009

Chelsea Arts Studio (July 12 - 24, 2009)

Chelsea Studio Tour (Sept. 25 & 26 and Oct. 3 & 4, 2009)

http://www.cananoral.com

http://www.poetryworld.nl/?id=133

http://www.duboisdupuis.com/Gallery.htm